J’ai bougé par tout parce que la vie n’est toujours pas facile et j’ai beaucoup appris de trucs parce que la rue est bien
difficile. Par exemple, le racisme n’est pas dérisoire, la xénophobie est l’au revoir de la paix et cette dernière rime avec respect. J’ai vu les racailles brûler des voitures, pendant qu'un
bonhomme, en criant, indiquait aux journalistes, «il faut pas faire d’amalgame». Jadis on te procurait l’envie de rien, mais la peur de tout, tandis que maintenant, j’ai observé aux yeux de cet
homme-là, la peur de tous. Par contre, on va se moquer d’eux car, avant que cette histoire commence, mon amie Ruth n’avait pas de sous pour s’acheter de la drogue, donc c'était elle qui décidait
de réchauffer l’ambiance et du coup, paf, Paris brûle.
Le fardeau de l’État vient de la lutte ouvrière et ce sont les ouvriers qui habitent dans les quartiers précaires. Là-bas, j’ai remarqué les minorités qui
utilisaient la violence, pour se rendre plus forts, je ne le crois pas, car la violence qu’on pratique envers l’opprimant, finalement revient contre nous en nous fessant plus faibles, plus
faibles jusqu’au point de n’avoir plus rien à faire. En moins d’une minute, j’ai trouvé les banlieues pleines des flics, pour affronter cette haine d’un instant qui nous fait perdre du temps, ou
plutôt ils en fabriquaient dans ce monde, pour créer une frontière qui casse la culture et l’esprit interculturelle. Je voyais une bohème avec chapeau qui était assise entre les deux troupeaux,
je l’ai entendu crier, «pour effacer les frontières on doit s’asseoir sur elles», «une soir de culture c’est une vie de lutte». Par contre, en écoutant le flic majeur, en riant il disait à ses
esclaves, «on va faire des choses différentes, on va jeter du poivre sur ces chiens», et de l’autre côté, tout le monde explosait, «j’envie de tuer un coeuf et après de l' découper dans une
passoire ».
L’espèce la plus opprimée, ce sont les minorités, ça c’est claire. On nous a dit que nous étions une merde et il y a du monde qui a finit par le croire et ils
font rien. Il y en a d'autres qui utilisent la violence pour lutter, parce que la répression en provoque, car la violence on la pratique tous, l'état et nous, mais plus lui qui a plus de
facilité. De toute façon, on doit réfléchir et avoir l'esprit clair, et ça c'est la chose la plus belle que j’ai appris, la vie est trop courte pour haïr.